Deux éditions d’un même livre, et la promesse d’une alliance renouvelée
Jérémie est le seul livre biblique dont deux éditions antiques sont conservées, l’une un septième plus courte que l’autre, et dont les deux formes ont été retrouvées en hébreu à Qumrân. C’est aussi le livre qui contient la promesse d’une « alliance nouvelle », verset repris par le christianisme jusqu’à donner son nom à sa seconde partie. Les deux dossiers commandent ce module.
1. Le livre
Le prophète.יִרְמְיָהוּ, Yirmeyahou, fils de Hilqiyahou, prêtre d’Anatot, village de la tribu de Benjamin à quelques kilomètres de Jérusalem. Son ministère commence la treizième année de Josias, vers 627, et se poursuit jusqu’après la destruction de 586, quand il est emmené en Égypte contre son gré (Jr 43).
Le livre. Cinquante-deux chapitres, qui ne suivent pas l’ordre chronologique. On y distingue :
des oracles poétiques contre Juda et Jérusalem (1-25) ;
des récits en prose sur le prophète, souvent attribués à son secrétaire (26-45) ;
des oracles contre les nations (46-51), que la Septante place au milieu du livre ;
un appendice historique (52), presque identique à 2 R 24-25.
Baruch. Jr 36 raconte la fabrication du livre : Jérémie dicte ses oracles à Baruch fils de Neriya, le roi Yehoyaqim brûle le rouleau colonne après colonne, et le prophète en fait écrire un second, « auquel furent ajoutées beaucoup de paroles semblables » (36,32). Un sceau portant le nom de Berekhyahou fils de Neriyahou, le scribe, a circulé sur le marché des antiquités ; son authenticité est contestée, faute de provenance archéologique.
Les « confessions » de Jérémie Six passages, répartis entre les chapitres 11 et 20, donnent la parole au prophète contre Dieu : « Tu m’as séduit, Seigneur, et je me suis laissé séduire ; tu as été plus fort que moi et tu l’as emporté » (20,7). Le verbe employé, pata, sert ailleurs pour la séduction d’une jeune fille (Ex 22,15). Jérémie maudit le jour de sa naissance (20,14-18), comme Job le fera (Jb 3). Ces textes ont fait de lui la figure du prophète malgré lui, et ils ont nourri une réflexion sur la prière de plainte que la liturgie juive a reprise.
Passages principaux
Les passages de Yirmeyahou qui font l’objet d’un sous-module transversal, avec les autres livres où ils reviennent. Voir l’index des passages.
Deux éditions. Le texte grec de Jérémie est plus court que le texte massorétique d’environ un septième — quelque 2 700 mots de moins — et il place les oracles contre les nations après 25,13, dans un autre ordre interne. Longtemps, on a cru à une abréviation du traducteur. Les manuscrits de Qumrân ont tranché autrement.
4QJerb et 4QJerd présentent, en hébreu, un texte court et l’ordre de la Septante.
4QJera et 4QJerc présentent le texte long, proche du massorétique.
Les deux formes existaient donc en hébreu au IIe siècle avant l’ère commune. La conclusion majoritaire, formulée par Janzen puis par Tov, est que la forme courte est antérieure et que la forme longue résulte d’une seconde édition, qui ajoute des harmonisations, des formules explicatives, des titres et le nom de Nabuchodonosor là où la forme courte dit seulement « le roi de Babylone ».
Une conséquence de méthode. Le cas de Jérémie est l’argument le plus fort en faveur d’une pluralité d’éditions du texte biblique avant sa stabilisation : il ne s’agit pas de variantes de copistes mais de deux états rédactionnels, tous deux reçus comme Écriture par des communautés juives. Le module Comment s’est faite la Bible hébraïque en expose la portée.
Un doublet. Le chapitre 52 reprend la fin des Rois ; Jr 39 raconte la même chute autrement. La comparaison des trois récits est un exercice classique.
3. Le dossier historico-critique
Trois strates. Bernhard Duhm, en 1901, distinguait les poèmes du prophète, les récits en prose attribués à Baruch et les discours en prose de style deutéronomiste. Le schéma a été affiné mais il reste opératoire, la question portant sur la part respective de Jérémie et des rédacteurs.
La prose deutéronomiste. Les discours en prose emploient un vocabulaire proche de celui du Deutéronome et des Rois. Deux explications : une école deutéronomiste a mis le livre en forme pendant l’exil, ou bien ce style est simplement celui de la prose religieuse de l’époque. La première hypothèse domine.
Les dates. Le livre est riche en datations précises, que la chronique babylonienne confirme : la bataille de Karkemish (605), la première prise de Jérusalem (597), la destruction (586). Les archives de Lakish, ostraca écrits pendant le siège, emploient un vocabulaire proche du livre et mentionnent les signaux de feu, comme Jr 6,1. Les bulles retrouvées à Jérusalem portent des noms de personnages du livre, dont Guedalyahou fils de Pashhour (38,1) et Yehoukhal fils de Shélémyahou (37,3).
Le prophète et la politique. Jérémie conseille la soumission à Babylone, ce qui le fait accuser de trahison et jeter dans une citerne (38). Le livre pose ainsi la question du rapport entre prophétie et raison d’État, et il oppose Jérémie à Hananya, prophète qui annonce une délivrance rapide (28) : deux prophéties contradictoires, et un seul critère donné par la Torah, l’accomplissement (Dt 18,21-22).
4. La lecture
Passage
Occasion
Jr 1,1-2,3
Paracha Chemot chez les séfarades ; première des trois haftarot de réprimande, lues entre le 17 tammouz et le 9 av
Jr 2,4-28 ; 3,4 (ou 4,1-2)
Deuxième haftara de réprimande (paracha Matot ou Masé)
Jr 7,21-8,3 ; 9,22-23
Paracha Tsav : « je n’ai rien ordonné au sujet de l’holocauste », lu le chabbat des sacrifices
Jr 16,19-17,14
Paracha Behouqotaï
Jr 31,1-19
Deuxième jour de Roch ha-Chana : Rachel pleure ses fils, et Dieu promet leur retour
Jr 34,8-22 ; 33,25-26
Paracha Michpatim : l’affranchissement des esclaves trahi
Jr 46,13-28
Paracha Bo : l’oracle sur l’Égypte
Le livre est lu le 9 av : les Lamentations sont attribuées à Jérémie par la tradition (b. Baba Batra 15a), et le module Eikha, à venir, traitera cette attribution.
5. Le targum
Le targum Jonathan traduit Jérémie avec ses procédés habituels et une insistance propre : il transforme les accusations contre les prêtres et les prophètes en accusations contre les « scribes » et les « maîtres du mensonge », et il rend les images du mariage rompu (Jr 2-3) par un vocabulaire d’alliance juridique. En Jr 31,31, il traduit « alliance nouvelle » par une expression qui insiste sur le renouvellement de l’alliance ancienne, non sur son remplacement — ce qui est au cœur de la mahloket de ce module.
6. La parshanut
Rachi lit le livre à partir du midrash et de l’histoire : il identifie les rois, date les oracles, et explique les images. Radak, comme toujours pour les Prophètes, donne la grammaire, la géographie et souvent une double explication, littérale et allégorique. Il consacre à Jr 31,31 une explication détaillée, dirigée contre la lecture chrétienne. Abravanel ouvre par des questions sur la vocation du prophète et sur la légitimité de son conseil politique. Malbim distingue avec minutie les synonymes de l’alliance et du cœur.
Une question de commentateur. Comment un prophète peut-il conseiller la reddition ? Radak et Abravanel répondent que la parole prophétique n’est pas une politique : Jérémie ne dit pas ce qui est avantageux, il dit ce que Dieu a décidé, et la résistance à Babylone est une révolte contre ce décret, non un courage.
7. Midrash et halakha
Le rouleau brûlé. Le récit de Jr 36 est la source classique sur le statut d’un livre saint détruit. Le Talmud en tire que celui qui brûle un rouleau de la Torah est passible de la peine du ciel, et que celui qui voit un livre brûlé doit déchirer son vêtement (b. Moed Qatan 26a), règle reprise par le Choulhan Aroukh. La halakha de la qeria pour un livre brûlé vient donc d’un roi qui coupait les colonnes au canif.
La prophétie de malheur et son accomplissement. La Torah donne l’accomplissement comme critère (Dt 18,22), mais le cas de Jonas montre qu’un oracle de malheur peut ne pas s’accomplir. Le Talmud pose la règle : une parole de bien ne se rétracte pas, une parole de mal le peut (b. Berakhot 7a et parallèles), et Jr 18,7-10 le dit expressément. C’est la clé du dossier de Jonas (voir Trei Asar).
Les soixante-dix ans. Jr 25,11-12 et 29,10 fixent la durée de l’exil. Daniel médite ce chiffre (Dn 9,2), les Chroniques le rattachent aux années sabbatiques non observées (2 Ch 36,21), et Zacharie l’interroge (Za 1,12). Le décompte des soixante-dix ans est l’une des questions les plus discutées de la chronologie biblique (voir Daniel).
L’affranchissement trahi. Jr 34 raconte que les Judéens libèrent leurs esclaves hébreux pendant le siège, puis les reprennent. Le passage est la source narrative la plus développée sur la loi de Ex 21 et Dt 15, et il fournit la formule du passage entre les moitiés de l’animal découpé (34,18), qui éclaire Gn 15.
8. Réception chrétienne et sa critique
Passage
Lecture chrétienne
Lecture juive
Effets et état du dossier
Jr 31,31-34 — l’alliance nouvelle
Citée intégralement en He 8,8-12, la plus longue citation de l’Ancien Testament dans le Nouveau, pour établir que la première alliance est « vieillie » et « près de disparaître » (He 8,13). Le mot testamentum a donné les noms des deux parties de la Bible chrétienne
L’alliance est renouvelée avec « la maison d’Israël et la maison de Juda », nommément, et son contenu est la même Torah, désormais inscrite dans le cœur. Le verset suivant (31,35-37) déclare que la disparition d’Israël est aussi impossible que celle des lois du ciel
Dossier central des disputes. L’argument juif est textuel : le passage promet une intériorisation de la Loi, non son abolition, et il s’adresse à Israël. Radak le développe. Depuis Nostra Aetate (1965) et surtout les textes de 1980 et de 2015, plusieurs Églises ont récusé la lecture substitutive
Jr 7 — le discours du Temple
Invoqué comme condamnation du culte et annonce de sa fin
Condamnation de la confiance magique dans le Temple, non du culte : le prophète appelle à la justice, condition du culte
Le verset 7,22 — « je n’ai rien dit sur l’holocauste » — est lu comme hyperbole rhétorique par la plupart des commentateurs juifs et chrétiens
Jr 31,15 — Rachel pleure
Cité en Mt 2,18 pour le massacre des enfants de Bethléem
Rachel pleure les déportés et reçoit la promesse de leur retour (31,16-17), lue à Roch ha-Chana
La citation matthéenne omet la consolation qui suit immédiatement
La mahloket
La « nouvelle alliance » de Jr 31 : quoi de nouveau ?
Le passage annonce une alliance « nouvelle », qui ne sera pas comme celle de la sortie d’Égypte, et dont la Torah sera écrite dans les cœurs. Le christianisme y a lu l’annonce de son propre régime, au point d’en tirer le nom de son livre. La question posée aux sept voix : que promet exactement ce texte ?
Le Beit Midrash classique
Le texte dit avec qui : « avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda ». Il dit aussi ce qui change : non pas la Torah, mais le lieu où elle est écrite. Et il dit ce qui ne changera jamais : si les lois du soleil et de la lune cessaient, alors seulement la descendance d’Israël cesserait d’être une nation devant Dieu (31,35-37). Une alliance renouvelée n’est pas une alliance remplacée. Le Talmud ne discute d’ailleurs jamais ce passage comme d’une abrogation.
Orthodoxie moderne
La nouveauté est intérieure : elle porte sur la connaissance et sur l’obéissance, non sur le contenu. C’est la lecture de Radak, et elle rejoint ce que la tradition dit de l’époque messianique : les commandements demeurent, mais l’inclination au mal ne fait plus obstacle. L’orthodoxie moderne ajoute un point : depuis les déclarations chrétiennes de ces cinquante dernières années, plusieurs Églises ont elles-mêmes abandonné la lecture substitutive, et le débat n’est plus le même qu’au Moyen Âge.
Monde haredi et litvak
La Torah ne change pas : c’est le neuvième des principes de Maïmonide. Une alliance qui remplacerait la Torah est impensable, et un verset isolé ne peut pas contredire l’ensemble. Le monde haredi n’entre pas dans la discussion sur ce que les chrétiens lisent ; il lit le verset avec Rachi et Radak, et il attend le temps où la Torah sera sue sans qu’on ait besoin de l’enseigner.
Hassidisme
« Je mettrai ma Torah au-dedans d’eux, et je l’écrirai sur leur cœur » : la promesse est celle d’une intériorité où le commandement n’est plus extérieur. Le hassidisme lit là son propre programme — servir sans contrainte, par amour, parce que la volonté est devenue conforme. Le verset ne parle pas d’un autre peuple ni d’une autre Loi : il parle du moment où la Loi cessera d’être une loi pour devenir une nature.
Massorti
Historiquement, le passage appartient probablement à la couche exilique ou postexilique du livre, et il répond à la catastrophe : l’alliance a été rompue par le peuple, et Dieu la refonde d’une manière qui la rend inviolable. C’est une promesse de restauration après l’exil, non l’annonce d’une nouvelle religion. Sa reprise en He 8 est une relecture chrétienne, légitime comme relecture, mais qui ne peut pas se donner pour le sens du texte hébreu.
Réformé et libéral
La promesse d’une Loi inscrite dans le cœur est le sommet du prophétisme éthique : la religion n’est plus obéissance à un code extérieur mais adhésion intérieure à la justice. Le judaïsme réformé s’y est reconnu dès le XIXe siècle. Il faut ajouter ce que la lecture chrétienne a coûté : elle a fourni le nom même de « Nouveau Testament » et l’argument du remplacement, et sa révision par plusieurs Églises depuis 1965 est un acquis à consolider.
Monde séfarade et mizrahi
Radak est ici le maître du dossier. Il montre que hadacha qualifie le renouvellement, comme la lune « nouvelle » qui est la même lune, et que la suite du chapitre exclut tout remplacement. Sa réponse est née dans une Provence où la controverse était quotidienne : c’est une exégèse de défense, mais elle tient par la philologie. Nahmanide, à Barcelone, refusera de même que l’aggada oblige et que le messie soit le fondement de la foi.
Où en est la discussion
Toutes les voix lisent Jr 31 comme une promesse de renouvellement adressée nommément à Israël, et non comme l’annonce d’un remplacement. La voix classique s’appuie sur les versets 35 à 37, que la citation chrétienne omet. L’orthodoxie moderne et la voix séfarade, avec Radak, montrent que hadacha dit le renouvellement. Le hassidisme y lit l’intériorisation de la Loi, la voix massorti une promesse de restauration après l’exil, la voix réformée le sommet du prophétisme éthique. La voix haredi refuse d’entrer dans la controverse. Justin reconnaît que sa tradition a cité ce passage en s’arrêtant au verset 34.
Hypothèses de travail — mémoire et thèse
Cinq pistes formulées de manière falsifiable. Jérémie offre le meilleur dossier textuel du prophétisme et l’un des dossiers de réception les plus lourds.
H1. Le profil des « plus » du texte long
Doctorat
Critique textuelle
4-5 ans
Hypothèse. Les ajouts du texte massorétique par rapport à la forme courte forment un ensemble cohérent — titres, harmonisations, épithètes royales, formules de citation — attribuable à une rédaction unique et non à une accumulation.
État de la question
Janzen et Tov ont établi la priorité de la forme courte ; la cohérence rédactionnelle des ajouts reste discutée.
Corpus
Jérémie massorétique et grec ; 4QJera-d ; concordance des formules deutéronomistes.
Méthode
Classer chaque plus par catégorie et tester l’homogénéité du vocabulaire.
Ce qui la réfuterait : Des ajouts hétérogènes, relevant de plusieurs mains.
H2. Les bulles de Jérusalem et les personnages du livre
Master
Épigraphie
12-18 mois
Hypothèse. Les empreintes de sceaux trouvées en fouille régulière dans la cité de David correspondent à des personnages nommés en Jr 37-38, et leur contexte stratigraphique confirme la datation du récit.
État de la question
Les bulles de Yehoukhal et de Guedalyahou ont été publiées ; leur identification est admise avec prudence.
Corpus
Bulles de la cité de David ; ostraca de Lakish ; Jr 36-38 ; onomastique judéenne.
Méthode
Comparer les noms, les patronymes et les couches archéologiques.
Ce qui la réfuterait : Une datation stratigraphique incompatible ou des homonymies indécidables.
H3. Le targum de Jr 31,31
Master
Études targumiques
12-18 mois
Hypothèse. Le targum Jonathan rend berit hadacha par une formule de renouvellement, et ce choix est une réponse à la lecture chrétienne, repérable par comparaison avec ses traductions d’autres occurrences de hadach.
État de la question
L’orientation du targum est signalée ; la démonstration lexicale reste à faire.
Corpus
Targum Jonathan sur Jr 31 ; toutes les occurrences de la racine dans le targum des Prophètes ; Peshitta ; Septante.
Méthode
Comparer les équivalences dans l’ensemble du corpus targumique.
Ce qui la réfuterait : Une traduction identique dans des contextes sans enjeu polémique.
H4. Les soixante-dix ans
Doctorat
Chronologie biblique
3-4 ans
Hypothèse. Les quatre relectures du chiffre de soixante-dix ans — Jr 25 et 29, 2 Ch 36, Za 1, Dn 9 — suivent une évolution repérable, de la durée réelle de la domination babylonienne à un symbole de périodisation.
État de la question
Chaque passage est étudié séparément ; la série n’a pas été analysée comme telle en français.
Corpus
Jr 25,11-12 ; 29,10 ; 2 Ch 36,20-21 ; Za 1,12 ; 7,5 ; Dn 9,2.24 ; chronique babylonienne.
Méthode
Dater chaque relecture et analyser le glissement sémantique.
Ce qui la réfuterait : Un emploi symbolique attesté dès Jérémie.
H5. He 8 et l’argument du remplacement
Master
Histoire de l’exégèse
12-18 mois
Hypothèse. L’argument de l’abrogation tiré de Jr 31 apparaît dans la polémique chrétienne avant l’épître aux Hébreux comme dans ses interprètes, et sa réfutation juive se fixe chez Radak avant de passer dans les disputes.
État de la question
Le dossier est connu ; la chronologie précise des formulations et des réponses reste à établir.
Corpus
He 8,8-13 ; Justin, Dialogue 11-12 ; Radak sur Jr 31 ; Nitsahon Yachan ; actes de Tortose.
Méthode
Recenser les occurrences de l’argument et des réponses, et les dater.
Ce qui la réfuterait : Une réponse juive antérieure à Radak formulée dans les mêmes termes.
Bibliographie sélective
Commentaires
Holladay, William L. Jeremiah. 2 vol. Hermeneia. Philadelphie : Fortress, 1986-1989.
Lundbom, Jack R. Jeremiah. AB 21A-21C. New York : Doubleday, 1999-2004.
Römer, Thomas, Jean-Daniel Macchi et Christophe Nihan, dir. Introduction à l’Ancien Testament. 2e éd. Genève : Labor et Fides, 2009.
Études
Duhm, Bernhard. Das Buch Jeremia. KHC 11. Tübingen : Mohr, 1901.
Janzen, J. Gerald. Studies in the Text of Jeremiah. HSM 6. Cambridge (Mass.) : Harvard University Press, 1973.
Stipp, Hermann-Josef. Das masoretische und alexandrinische Sondergut des Jeremiabuches. OBO 136. Fribourg : Éditions universitaires, 1994.
Tov, Emanuel. Textual Criticism of the Hebrew Bible. 3e éd. Minneapolis : Fortress, 2012.