La Bible en araméen : Qumrân, Onqelos, Jonathan, les targoums palestiniens
Pendant plus d’un millénaire, dans la plupart des synagogues, la Torah n’a pas été entendue seule. Un traducteur, le meturgueman, en rendait chaque verset en araméen, la langue que parlait l’assemblée. Ces traductions, les targoums, sont devenues des textes à part entière, recopiés, commentés, et parfois lus à côté de l’hébreu jusqu’à aujourd’hui. Ce module présente les targoums et leur histoire, et ce qu’ils disent du judaïsme qui les a produits. Les modules de livres en donnent les exemples propres à chaque livre.
1. Qu’est-ce qu’un targum ?
Le mot.תַּרְגּוּם, targum, signifie « traduction » ou « interprétation ». Le verbe apparaît déjà en Esd 4,7 pour une lettre « écrite en araméen et traduite ». L’usage l’a réservé aux traductions araméennes de la Bible.
L’origine selon la tradition. En Ne 8,8, Esdras et les Lévites lisent la Torah devant le peuple « distinctement, en donnant le sens ». Le Talmud lit le mot meforach, « distinctement », comme désignant la traduction (b. Meguila 3a ; b. Nedarim 37b). La tradition fait donc remonter l’usage au retour d’exil, quand une partie du peuple ne comprenait plus l’hébreu.
La pratique synagogale. La Mishna et le Talmud de Jérusalem en fixent les règles.
Le lecteur lit un verset de la Torah, puis le traducteur le rend. Pour les Prophètes, on peut lire jusqu’à trois versets avant la traduction (m. Meguila 4,4).
Le traducteur ne lit pas un texte écrit : il récite de mémoire, pour qu’on ne confonde pas la traduction avec l’Écriture (y. Meguila 4,1).
Il ne doit pas élever la voix plus haut que le lecteur.
Certains passages sont lus sans être traduits en public, comme l’épisode de Ruben et Bilha (Gn 35,22) ou le second récit du veau d’or (m. Meguila 4,10).
Le targum est donc d’abord une performance orale et encadrée, soumise à un contrôle sur ce qui peut être dit devant l’assemblée.
Traduction ou interprétation ? Tout targum est les deux. Même le plus littéral, Onqelos, choisit entre plusieurs sens, atténue les anthropomorphismes et aligne le texte sur la halakha. Les targoums palestiniens ajoutent des récits entiers. R. Yehouda formule le dilemme dans un dit célèbre : « Celui qui traduit un verset selon sa forme est un menteur, et celui qui y ajoute est un blasphémateur » (t. Meguila 3,41 ; b. Qiddouchin 49a). La traduction exacte est impossible, et l’ajout est dangereux : le targum vit entre les deux.
2. Les targoums de Qumrân
Trois témoins. Les grottes de Qumrân ont livré trois textes qui prouvent l’existence de traductions araméennes écrites avant l’ère commune :
11QtgJob, une traduction assez littérale d’une grande partie du livre de Job ;
4QtgJob, fragmentaire ;
4QtgLev (4Q156), qui contient des versets de Lv 16.
Un targum de Job enterré. Ces textes rejoignent une tradition rabbinique précise. Rabban Gamliel l’Ancien, au Ier siècle, se fit apporter un targum de Job et ordonna de l’emmurer (t. Chabbat 13,2 ; b. Chabbat 115a). Le récit montre que des targoums écrits existaient et que les autorités s’en méfiaient. Ce n’est pas forcément le même texte que celui de la grotte 11, mais c’est le même type d’objet.
Une question de langue. Le targum de Job de Qumrân est écrit dans un araméen littéraire du IIe ou du Ier siècle AEC. Il n’a pas de lien direct avec le targum rabbinique de Job, très postérieur. La tradition des traductions araméennes est donc discontinue : les rabbins ont repris un usage, non des textes.
3. Onqelos, le targum de la Torah
L’attribution. Le Talmud de Babylone attribue le targum de la Torah à « Onqelos le converti », qui l’aurait composé sous la direction de R. Éliézer et de R. Yehochoua (b. Meguila 3a). Le Talmud de Jérusalem attribue à « Aquila le converti » une traduction de la Torah, faite sous les mêmes maîtres, mais en grec (y. Meguila 1,9). La plupart des historiens pensent que le nom d’Aquila, traducteur grec bien connu au IIe siècle, a été transféré au targum araméen dans la tradition babylonienne. Le nom « Onqelos » serait une forme du nom Aquila.
La langue et l’origine. Onqelos est écrit dans un araméen littéraire standardisé. Il a probablement été composé en terre d’Israël aux IIe et IIIe siècles, puis révisé en Babylonie, où il est devenu la traduction officielle. Il possède sa propre Massora, la seule qui accompagne une traduction.
Les procédés. Onqelos est proche du texte, et ses écarts sont réguliers.
Les anthropomorphismes sont atténués. « Le Seigneur vit » devient « cela fut révélé devant le Seigneur ». « Ils virent Dieu » devient « ils virent la gloire, yeqara, de Dieu ». La présence divine est désignée par la chekhinta.
La parole divine, memra, sert d’intermédiaire dans de nombreux passages où Dieu agit.
La halakha est intégrée. Ex 23,19, « tu ne cuiras pas le chevreau dans le lait de sa mère », devient « vous ne mangerez pas de viande avec du lait ».
Les poèmes sont interprétés. Gn 49, Nb 24 et Dt 33 reçoivent des lectures historiques et messianiques ; en Nb 24,17, l’étoile devient « le messie » (voir Bamidbar).
Le statut halakhique. Le Talmud prescrit de lire chaque semaine la section de la Torah « deux fois le texte et une fois le targum », chnayim miqra ve-ehad targoum (b. Berakhot 8a-b). Cette obligation individuelle a assuré la survie d’Onqelos. Le Choulhan Aroukh admet que le commentaire de Rachi remplace le targum, tout en recommandant à « celui qui craint Dieu » de lire les deux (Orah Hayim 285,2). Les juifs du Yémen ont conservé jusqu’à aujourd’hui la lecture publique d’Onqelos verset par verset à la synagogue.
4. Jonathan, le targum des Prophètes
La légende. Le Talmud attribue le targum des Prophètes à Yonatan ben Ouzziel, disciple de Hillel. Quand il le composa, dit-il, la terre trembla sur quatre cents parasanges. Une voix céleste demanda qui avait révélé ses secrets aux hommes. Yonatan voulut ensuite traduire les Écrits, et une voix l’en empêcha, parce qu’ils contiennent « la fin du messie », c’est-à-dire Daniel (b. Meguila 3a).
Les caractères. Le targum Jonathan partage la langue et une partie des procédés d’Onqelos, et il a suivi le même parcours de la terre d’Israël à la Babylonie. Il est plus interprétatif, parce que la poésie prophétique l’exige. Trois tendances se dégagent :
les prophètes deviennent souvent des « scribes » ou des maîtres ;
les images sont expliquées ;
les passages messianiques sont explicités.
Deux exemples. En Is 52,13, le serviteur est identifié au messie, mais la souffrance est systématiquement transférée aux nations ou au Temple (voir Yeshayahou). En 1 S 2,1-10, le cantique de Hanna devient une prophétie de l’histoire d’Israël (voir Shmuel). Le targum Jonathan est ainsi une source majeure de la théologie rabbinique de l’histoire.
5. Les targoums palestiniens de la Torah
Une tradition parallèle. À côté d’Onqelos, la terre d’Israël a produit des targoums de la Torah plus libres et plus développés, qui ajoutent des récits, des prières et des explications halakhiques. Leur histoire est celle d’une redécouverte.
Les targoums fragmentaires, connus depuis longtemps, ne conservent que des extraits choisis.
Les fragments de la Genizah du Caire, édités par Michael Klein (1986), en ont révélé plusieurs manuscrits.
Le Neofiti 1, manuscrit de la Bibliothèque vaticane identifié en 1956 par Alejandro Díez Macho comme un targum palestinien complet de la Torah, copié en 1504, a transformé le dossier. Díez Macho l’a édité de 1968 à 1979, et Roger Le Déaut en a donné la traduction française dans les Sources chrétiennes.
Le targum du Pseudo-Jonathan. Un autre targum complet de la Torah a longtemps été attribué à Yonatan ben Ouzziel. L’attribution repose probablement sur une erreur de lecture de l’abréviation T"Y, qui signifiait « Targum Yerouchalmi » et a été lue « Targum Yonatan ». Le texte combine Onqelos et la tradition palestinienne. Il contient des éléments tardifs : en Gn 21,21, les épouses d’Ismaël portent les noms d’Adicha et de Fatima, noms de la femme et de la fille de Mahomet. Ce détail interdit de dater la rédaction finale avant l’époque islamique.
Ce qu’ils ajoutent. Le poème des quatre nuits en Ex 12,42, la dispute entre Caïn et Abel en Gn 4,8, et des prières d’Abraham et d’Isaac en Gn 22 en sont des exemples célèbres. Ces développements se retrouvent pour une part dans le midrash, et ils permettent d’étudier une exégèse synagogale populaire.
6. Les targoums des Écrits
Les Ketouvim ont reçu des targoums plus tardifs et de caractère très divers, sans statut officiel.
Psaumes et Job : des traductions interprétatives, qui conservent parfois deux versions d’un même verset.
Proverbes : un targum étroitement apparenté à la version syriaque, la Peshitta, dont il dépend probablement.
Les cinq meguillot : de véritables réécritures. Le targum du Cantique fait du poème une histoire d’Israël de l’Exode au messie ; celui de Qohelet en fait une prophétie de Salomon (voir Qohelet).
Esther : deux targoums, le second presque un midrash, avec le récit du trône de Salomon.
Chroniques : un targum tardif, connu par peu de manuscrits.
Il n’existe pas de targum de Daniel ni d’Esdras-Néhémie, qui sont en partie écrits en araméen (voir Daniel).
7. La datation et l’usage savant
Le problème. Les targoums contiennent des éléments d’âges très différents dans un même texte. Un targum rédigé au VIIe siècle peut conserver une interprétation du Ier, et un targum ancien peut avoir été retouché au Moyen Âge.
Le débat des années 1960-1980. Des chercheurs, notamment Martin McNamara et Roger Le Déaut, ont utilisé les targoums palestiniens pour éclairer le Nouveau Testament, en supposant que leurs traditions étaient anciennes. D’autres ont contesté cette méthode, en rappelant que les manuscrits sont médiévaux et que l’ancienneté d’une tradition doit être démontrée au cas par cas.
Le memra et le Logos. Le terme a été rapproché du Logos du prologue de Jean. La position prudente aujourd’hui est de ne pas en faire une hypostase : le memra est surtout un procédé de traduction pour éviter de faire agir Dieu directement. Daniel Boyarin a cependant rouvert la question en soutenant qu’une théologie du Logos existait dans le judaïsme avant de devenir la marque du christianisme.
8. Le targum aujourd’hui
Hors du Yémen, le targum n’est plus lu à la synagogue. Il reste imprimé dans les Miqraot Guedolot, à côté du texte et des commentaires, et il est étudié individuellement dans le cadre du chnayim miqra. La recherche le lit comme un témoin de l’exégèse rabbinique et de l’araméen. La série The Aramaic Bible, dirigée par McNamara, en a donné une traduction anglaise complète.
La mahloket
Faut-il encore lire le targum ?
L’araméen n’est plus parlé par les communautés depuis des siècles. La traduction a perdu sa fonction première, et le Choulhan Aroukh admet Rachi à sa place. La question posée aux sept voix : le targum reste-t-il nécessaire, et à quoi sert-il quand personne ne le comprend sans aide ?
Le Beit Midrash classique
L’obligation du chnayim miqra ve-ehad targoum est talmudique, et elle ne dépend pas de la langue parlée. Le Talmud promet de longs jours à celui qui l’accomplit (b. Berakhot 8b). Onqelos n’est pas une simple traduction : c’est la lecture reçue de la Torah, révisée par les maîtres, qui dit comment le texte doit être compris. On ne le remplace pas, on le complète.
Orthodoxie moderne
Le Choulhan Aroukh offre le choix entre le targum et Rachi, et recommande les deux. Le lecteur moderne a une raison de plus de lire Onqelos : c’est le premier commentaire systématique de la Torah, et il permet de voir comment les maîtres lisaient avant les Richonim. On le lit aujourd’hui avec une traduction, comme on lit un commentaire difficile.
Monde haredi et litvak
Dans les yeshivot, le chnayim miqra se fait chaque semaine avec Onqelos, et beaucoup le récitent sans tout comprendre, comme on récite les psaumes. La récitation elle-même est un acte. Le targum a été donné au Sinaï selon une opinion talmudique (b. Meguila 3a), et Onqelos l’a seulement rétabli. Il n’y a donc pas de raison de l’abandonner.
Hassidisme
L’araméen est la langue du Zohar, et le targum est la porte de cette langue. La kabbale enseigne que l’araméen est une langue d’entre-deux, qui porte la sainteté dans un vêtement ordinaire, comme le juste qui élève les étincelles tombées. Lire le targum, c’est apprendre à entendre la sainteté dans une langue qui n’est pas sainte.
Massorti
Le targum est un document historique de premier ordre. Il montre comment on comprenait la Bible dans les synagogues de l’Antiquité tardive, et il éclaire l’histoire de l’araméen, de la liturgie et de l’exégèse. Le mouvement l’étudie dans ce cadre, sans en faire une obligation de lecture hebdomadaire, et il a produit une part importante de la recherche savante sur les targoums.
Réformé et libéral
Le targum a répondu à un besoin : faire comprendre la Torah dans la langue du peuple. Ce besoin est toujours là, et il se satisfait aujourd’hui par les traductions en langue vernaculaire, lues ou commentées à la synagogue. Le mouvement réformé a repris l’esprit du targum, non sa lettre : la traduction française, allemande ou anglaise est le targum de notre temps.
Monde séfarade et mizrahi
Les juifs du Yémen ont gardé la lecture publique d’Onqelos à la synagogue, verset par verset, et cette pratique est la plus ancienne qui subsiste. Leur tradition de lecture et de prononciation de l’araméen est étudiée par les linguistes. La tradition séfarade a aussi conservé des traductions en judéo-arabe, dont celle de Saadia, et en judéo-espagnol : chaque communauté a eu son targum, dans sa langue.
Où en est la discussion
Le targum a perdu sa fonction première, la traduction pour une assemblée araméophone, mais il en a pris d’autres. Une obligation hebdomadaire, maintenue par la voix classique et la voix haredi, que le Choulhan Aroukh permet de remplir avec Rachi. Un commentaire ancien pour l’orthodoxie moderne, un document historique pour la voix massorti, une porte vers l’araméen de la kabbale pour le hassidisme. La voix réformée en reprend l’esprit dans les traductions modernes. La voix séfarade rappelle que le Yémen a conservé l’usage ancien et que chaque communauté a eu sa traduction. Justin y reconnaît le rôle de la Vulgate et de la Bible de Luther dans sa propre tradition.
Hypothèses de travail — mémoire et thèse
Cinq pistes formulées de manière falsifiable. Le dossier des targoums est techniquement exigeant, mais les éditions et les traductions disponibles le rendent accessible à un travail de master comme de doctorat.
H1. Onqelos et Aquila
Doctorat
Philologie araméenne et grecque
4-5 ans
Hypothèse. Les récits talmudiques sur Onqelos et Aquila désignent une même figure, et les procédés de traduction d’Onqelos ne présentent aucune parenté avec ceux d’Aquila qui justifierait une origine commune des deux traductions.
État de la question
L’identification des noms est admise ; la comparaison systématique des méthodes n’a pas été conduite.
Corpus
Onqelos (éd. Sperber) ; fragments d’Aquila (Hexaples, Genizah) ; b. Meguila 3a ; y. Meguila 1,9.
Méthode
Comparer les équivalences et les procédés sur les passages où les deux traductions sont conservées.
Ce qui la réfuterait : Des procédés communs spécifiques, au-delà de la littéralité générale.
H2. Le targum de Job de Qumrân et Gamaliel
Master
Qumrân / littérature rabbinique
12-18 mois
Hypothèse. Le récit de l’emmurement d’un targum de Job par Gamaliel reflète une réserve rabbinique envers les traductions écrites qui ne visait pas le contenu mais le support, et les autres récits sur les traductions écrites le confirment.
État de la question
Le récit est cité à propos de 11QtgJob ; la question du support n’a pas été isolée.
Corpus
t. Chabbat 13,2 ; b. Chabbat 115a ; y. Meguila 4,1 ; Massekhet Soferim ; 11QtgJob.
Méthode
Classer les textes rabbiniques sur les traductions écrites selon qu’ils visent le contenu ou le support.
Ce qui la réfuterait : Des textes qui justifient la réserve par le contenu des traductions.
H3. Les couches du Pseudo-Jonathan
Doctorat
Études targumiques
4-5 ans
Hypothèse. Le targum du Pseudo-Jonathan combine une base proche d’Onqelos, une couche palestinienne ancienne et une couche d’époque islamique, et ces trois couches se distinguent par des critères linguistiques et thématiques convergents.
État de la question
Le caractère composite est admis ; la stratification précise est discutée.
Corpus
Pseudo-Jonathan (manuscrit de Londres et édition princeps) ; Onqelos ; Neofiti ; fragments de la Genizah.
Méthode
Aligner les trois textes, isoler les ajouts propres au Pseudo-Jonathan et les classer.
Ce qui la réfuterait : Des ajouts indifférenciés, sans corrélation entre traits linguistiques et thèmes.
H4. La lecture yéménite d’Onqelos
Master
Ethnographie liturgique / linguistique
12-18 mois
Hypothèse. La prononciation yéménite de l’araméen d’Onqelos conserve des traits de la vocalisation babylonienne attestés dans les manuscrits yéménites médiévaux.
État de la question
La tradition yéménite est étudiée par les linguistes (Morag). La comparaison avec les manuscrits vocalisés reste partielle.
Corpus
Enregistrements de lectures yéménites ; manuscrits yéménites d’Onqelos à vocalisation supralinéaire ; travaux de Shelomo Morag.
Méthode
Comparer les traits phonétiques de la lecture et de la vocalisation manuscrite.
Ce qui la réfuterait : Une prononciation sans rapport avec la vocalisation babylonienne.
H5. Rachi à la place du targum
Master
Histoire de la halakha
12-18 mois
Hypothèse. L’équivalence entre Rachi et le targum admise par le Choulhan Aroukh est antérieure à Karo et se forme dans l’Ashkenaz des XIIIe-XIVe siècles.
État de la question
La décision de Karo est connue ; ses antécédents n’ont pas été datés.
Corpus
Orah Hayim 285 et le Beit Yossef ; Tossafot ; Mordekhaï ; responsa ashkénazes.
Méthode
Rechercher les premières attestations de l’équivalence.
Ce qui la réfuterait : Une première attestation chez Karo lui-même.
Bibliographie sélective
Éditions et traductions
Díez Macho, Alejandro. Neophyti 1: Targum Palestinense Ms de la Biblioteca Vaticana. 6 vol. Madrid : CSIC, 1968-1979.
Klein, Michael L. Genizah Manuscripts of Palestinian Targum to the Pentateuch. 2 vol. Cincinnati : Hebrew Union College Press, 1986.
Le Déaut, Roger. Targum du Pentateuque. 5 vol. SC 245, 256, 261, 271, 282. Paris : Cerf, 1978-1981.
McNamara, Martin, dir. The Aramaic Bible. Wilmington : Glazier ; Collegeville : Liturgical Press, 1987-2007.
Sperber, Alexander. The Bible in Aramaic. 4 vol. Leyde : Brill, 1959-1973.
Études
Alexander, Philip S. « Targum, Targumim ». Dans The Anchor Bible Dictionary, VI, 320-331. New York : Doubleday, 1992.
Boyarin, Daniel. « The Gospel of the Memra ». HTR 94 (2001) : 243-284.
Flesher, Paul V. M., et Bruce Chilton. The Targums: A Critical Introduction. Waco : Baylor University Press, 2011.
Le Déaut, Roger. Introduction à la littérature targumique. Rome : Institut biblique pontifical, 1966.
Smolar, Leivy, et Moses Aberbach. Studies in Targum Jonathan to the Prophets. New York : Ktav, 1983.